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Rubrique l'Incorrect de Valeurs Actuelles

J'ai relevé dans le forum des lecteurs de Valeurs Actuelles intitulé "L'Incorrect" daté du 19 octobre 2017(*), deux articles qui évoquent l'origine des déboires d'Alstom,

que j'ajoute en annexe. Ces articles mettent en évidence la responsabilité de mon successeur Serge Tchuruck dans la disparition du groupe. Je partage ce point de vue, mais pour moi, le responsable principal de la disparition d'Alcatel Alsthom est le juge Jean-Marie d'Huy qui, du jour au lendemain, m'interdît de travailler pour le groupe, pour des motifs qui, dix ans plus tard, se solderont par un non-lieu.

J'ai souhaité, pour compléter les articles des deux lecteurs de Valeurs Actuelles, que soit connu mon point de vue et ai demandé à Valeurs Actuelles de publier, dans la même rubrique, mon texte -"Les origines des déboires d'Alstom et la disparition d'Alcatel Alsthom"- dans lequel je souligne la responsabilité première du juge d'instruction, dans la destruction de ce qui était le premier groupe industriel français à l'époque.

J'ai n'ai pas pu obtenir la publication de mon article, malgré ma demande écrite au directeur de la rédaction Yves de Kerdrel, qui par lettre du 10 janvier 2018, m'a indiqué que "nos journalistes du service économie peuvent seuls donner le feu vert à cette publication".

Je publie donc mon article sur mon propre blog et rappelle les articles auxquels il fait référence.

*

"Les origines des déboires d'Alstom et la disparition d'Alcatel Alsthom

Je souhaite, en sortant de ma retraite savoyarde, compléter les articles envoyés par deux lecteurs de Valeurs Actuelles, parus le 19 octobre dernier.

Le vrai responsable de ce désastre pour l'industrie française est le juge d'instruction Jean-Marie d'Huy qui, du jour au lendemain, m'interdît de travailler pour Alcatel.
Je confirme que la politique de mon successeur Serge Tchuruk, à l'opposé de celle que je pratiquais, fut très néfaste. Lorsque le juge m'interdît de travailler le 10 mars 1995, je venais d'avoir 60 ans et j'aurais pu continuer quelques années ma politique pour développer ce groupe industriel et notamment éviter de tomber dans le piège de la bulle internet. Je n'aurais pas non plus mis Gec Alsthom en bourse et aurais, au contraire, profité du retrait de Gec pour prendre le contrôle complet de la société. Le plus scandaleux dans cette affaire, ce sont les anomalies de la procédure judiciaire, dissimulation de pièces ou non-respect du secret de l'instruction. Ces anomalies ont été reconnues onze ans plus tard par le non-lieu et la relaxe intervenus pour l'ensemble des chefs d'accusation qui avaient été portés contre moi.

J'ai décrit cette procédure complexe dans un livre "En toute impunité, la scandaleuse destruction d'Alcatel Alsthom", paru en 2009 et publié intégralement sur mon blog. La procédure dont j'ai été victime me parait parfaitement résumée dans la lettre que m'a écrite le Secrétaire Perpétuel de l'Académie Française, Maurice Druon : "Dès le début de votre affaire, j'avais estimé à la fois mesquins et ridicules les chefs d'accusations lancés contre vous et scandaleux le traitement judiciaire qui vous avait été appliqué. Vous avez bien agi en écrivant ce livre, car vous êtes un cas d'école. Tout est rassemblé de ce qui peut illustrer les méthodes d'une justice marxiste dans une société qui se croit démocratique. D'abord le faux prétexte... Ensuite la complaisance de la presse gauchiste à transformer l'information en scandale."

J'ajoute une information reçue postérieurement à cette lettre : un ami vietnamien, que j'avais connu à la fin de mes études à Paris, était retourné au Sud Vietnam en 1960 où il fit une brillante carrière. En 1975, il était directeur général des Télécoms, lorsque les communistes sont arrivés à Saïgon. Du jour au lendemain, il a été destitué puis envoyé en camp de rééducation. Il m'a dit que les communistes lui avaient interdit de retourner dans son bureau, même pour récupérer ses affaires personnelles. Le juge ne m'a pas interdit de retourner dans mon bureau pour récupérer mes affaires personnelles, mais il m'a interdit de parler aux personnes que je rencontrerais. Et j'ai échappé au camp de rééducation."

(*) Ci-dessous en annexe, rubrique L'incorrect de Valeurs Actuelles daté du 19 octobre 2017.

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